De l’air frais à la bouche d’air : rencontre avec Malik Djoudi

En tournée pour son deuxième album Tempéraments tout juste sorti, Malik Djoudi était début mars en concert à la Bouche d’air à Nantes. Nous avons pu le rencontrer avant qu’il monte sur scène.

 

Photo : Coline Soulier

Assis tranquillement dans les beaux fauteuils rouges de la salle de la Bouche d’air, avec comme bruit de fond les ronronnement des spots pour le concert qui commencera juste après, Malik Djoudi nous parle de sa musique. L’artiste français vient de sortir un deuxième album, très bien accueilli par le public, comme le premier. Son premier album UN était sorti en 2017 après de longues années de métier dans la musique, principalement en tant que compositeur pour la télévision ou la publicité.

Alors qu’il chantait auparavant en anglais dans un groupe, il emprunte un autre chemin en chantant désormais en français. Un exercice de sincérité qui va de pair avec le grand saut qu’est un premier album solo. Il nous explique qu’il a confectionnée UN entièrement lui-même, de l’instrumental au mixage en passant par l’écriture et le sampling – et a à peine plus délégué pour Tempéraments. Il confie s’être lancé, assez tardivement pourrait-on relever, en se disant qu’il n’avait rien à perdre : “J’en avais très envie depuis longtemps, je me suis lancé sans espoir. J’ai failli arrêter à un moment. Mais la chute est faite pour se relever.” La musique est sa meilleure amie, celle qui la console, avec qui il dialogue.

J’ai essayé et découvert plusieurs voix, ce qui me fait aujourd’hui une tessiture particulière peut-être.

Malik Djoudi estime ne pas s’inscrire dans un style particulier ; pas d’étiquette. Bien que sa voix soit hors du commun, plutôt haute et douce. Il se souvient chanter du Carmen depuis ses cinq ans. “J’ai essayé et découvert plusieurs voix, ce qui me fait aujourd’hui une tessiture particulière peut-être”. La chanson francophone connaît un renouveau : plus de groupes électro et pop synthétique remplissent les clubs et font office de têtes d’affiche dans les festivals les plus prisés, à l’instar de Polo & Pan, Voyou ou encore Clara Luciani. L’artiste comprend que le public puisse s’y retrouver, mais ne s’identifie pas à personne. Il trace son propre chemin.

En tout cas, Malik Djoudi  rencontre du succès et s’en réjouit. Il remplit des salles de 500 personnes comme à la Bouche d’air. Les clips de ses singles dépassent chacun les 120k vues.

Et l’aventure ne fait que commencer !

Coline SOULIER

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